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Une
réalité avec laquelle il faut désormais
composer
Face
au changement climatique et au réchauffement de la
terre, le diagnostic de santé de notre planète
annonce clairement la prochaine pénurie des ressources
fossiles et un excès de gaz à effet de serre
dans notre atmosphère, incluant le CO2 (dioxine de
carbone), le CH4 (méthane), le N2O (azote)…
Pour se préparer à cette situation, il est urgent
de promouvoir et développer des sources d’énergies
propres et renouvelables et d’imaginer de nouvelles
technologies favorisant le développement durable.
Qu’est-ce que le développement durable ? Quelle
place pour les énergies renouvelables ?
La valorisation des énergies renouvelables (EnR) s’inscrit
dans le concept du développement durable "permettant
de répondre aux besoins du présent sans compromettre
la capacité des générations futures de
répondre aux leurs" (définition proposée
en 1987 par la Commission mondiale sur l’environnement
et le développement – Rapport Brundtland).
Ce développement durable a pris aujourd’hui un
réel élan de transformation dans lequel l’exploitation
des ressources, le choix des investissements, l’orientation
des changements technologiques et institutionnels sont rendus
cohérents avec les besoins du présent comme
avec l’avenir. Les raisons sont non seulement d’ordre
environnemental (lutte contre les émissions de gaz
à effet de serre, pollutions locales) mais aussi économique
(réduction de la dépendance énergétique,
cohésion de territoire) et social (prise de conscience
individuelle et collective, bien-être humain).
Lors
du Grenelle de l’environnement 2007, la France s’est
engagée à diviser par 4 ses émissions
de gaz à effet de serre à l’horizon 2050.
Les deux secteurs les plus visés sont l’habitat/tertiaire
et les transports qui présentent des dépenses
énergétiques considérables et de ce fait,
sont les principaux gisements d’économie d’énergie.
La maîtrise de l’énergie dans les transports
vise essentiellement à améliorer les performances
des moyens de transports existants, à repenser un système
de transport différent en prenant en considération
l’urbanisme et l’aménagement du territoire.
De ce fait, toute une nouvelle industrie "verte"
est en émergence et fait littéralement pousser
des emplois en dynamisant le secteur du travail (article de
Stéphanie Platat – Libération 21 mai 2007).
En effet, la prise de conscience mondiale de la nécessité
d’agir, couplée à la nouvelle attitude
des industriels et des politiques, engendre de nouvelles normes
environnementales stimulant la compétitivité
et faisant naître de nouveaux métiers notamment
dans le domaine de l’énergie liée au bâtiment
(éco-construction…).
La région Rhône-Alpes, dans ce domaine, fait
preuve d’un dynamisme certain quant à ses engagements
politiques et ses capacités industrielles innovantes.
Très présente, l’ADEME participe également
à l’essor des EnR. Le monde industriel et le
secteur associatif prennent part aussi au nouveau défi
énergétique. La naissance de plusieurs pôles
de compétitivité, la recherche et la formation,
l’éducation stimulent ainsi l’envol de
cette nouvelle « attitude verte » qu’est
le développement
durable.
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| Les
énergies renouvelables font appel à une nouvelle
génération de maîtrise technologique,
pour laquelle la France et notamment la région Rhône-Alpes,
montre d’excellentes dispositions et un fort potentiel
même si, malheureusement, notre pays est en retard par
rapport à certains voisins. C’est ainsi que les
savoir-faire industriels s’expriment davantage dans
les phases situées en amont de la production d’énergie,
c'est-à-dire dans la conception, la production des
équipements et dans leur distribution et mise en place.
Les champs de l’énergie rentrant dans le concept
du développement durable sont variés :
1 - L’énergie solaire - photovoltaïque et
thermique
2 - L’énergie éolienne
3 - L’énergie issue de la biomasse et les agrocarburants
4 - L’énergie hydraulique
5 - L’énergie géothermique
6 - Le biogaz
Chacun de ces domaines fait appel à de nouvelles technologies
et invente de nouveaux métiers ou "rénove"
des métiers plus anciens exerçant des savoir-faire
traditionnels parfaitement intégrés. Ce fort
potentiel d’emplois liés à des activités
émergentes, encouragé par les programmes économiques
nationaux et régionaux, se doit de satisfaire des impératifs
environnementaux afin de répondre aux exigences imposées
par une politique mondiale de préservation de l’environnement
(protocole de Kyoto…).
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PHOTOVOLTAIQUE
L’une
des sources d’énergie les plus prometteuses en
terme de débouchés pour l’emploi, vient
de la conversion des radiations solaires en énergie
électrique à l’aide de systèmes
photovoltaïques.
L’utilisation de la technologie photovoltaïque
apporte de multiples avantages pour l’environnement
dans le sens où elle utilise une énergie inépuisable
(le soleil), n’émet aucun bruit, possède
une durée de vie supérieure à 25
ans et affiche des coûts de transfert d’énergie,
de maintenance et d’exploitation relativement faibles.
Cependant, la production et la gestion en fin de vie des panneaux
solaires, au même titre que toute énergie, engendre
des déchets qu’il faut traiter. Cette énergie
se développe comme une solution durable créant
un marché à croissance rapide et offrant d’importants
avantages sociaux en termes de création d’emplois,
d’indépendance énergétique et de
développement rural.
La forte croissance du marché photovoltaïque européen
laisse présager la création d’environ
3000 à 4000 nouveaux postes chaque année en
Europe dont un grand nombre est considéré comme
étant de haute technologie. (EarthCare – Employment
in the Renewable Energy Sector – october 2006).
Cette énergie est en général produite
près du point d’utilisation, ce qui permet de
réduire les pertes de transmission et d’améliorer
la fiabilité du service pour les consommateurs. Les
modules photovoltaïques s’adaptent en taille et
en puissance aux besoins de l’utilisateur final, cependant
bon nombre d’installations sont actuellement raccordées
sur le réseau permettant de revendre l’électricité
produite.
Le solaire propose des perspectives d’emploi, davantage
dans l’installation et l’entretien des systèmes
photovoltaïques.
La croissance rapide de ce marché engendrera la création
de nombreux postes dans ce domaine.
THERMIQUE
L’énergie solaire thermique connaît une
expansion rapide pour des utilisations à petite échelle
et individuelles. Elle est récupérée
dans des installations prévues pour
concentrer l’effet thermique des radiations solaires
(panneaux collecteurs thermiques). Cette chaleur issue des
panneaux solaires peut être utilisée notamment
pour :
L’eau
chaude sanitaire individuelle et collective
Dans
l’agriculture (serres, séchoirs, fourrage, etc.)
Le
chauffage des bâtiments et de l’habitat
Cette forme d’énergie gagne du terrain en raison
de sa rentabilité et de sa facilité d’installation
et d’entretien.
L’objectif de la Commission Européenne sur les
énergies renouvelables est d’atteindre les 100
millions de m2 de capteurs solaires thermiques installés
pour 2010. Malgré le délai imparti, qui ne permettra
malheureusement pas de satisfaire ce résultat en temps
voulu, des compétences seront sollicitées pour
l’installation et la maintenance de ces systèmes.
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LA GEOTHERMIE

Le terme "géothermique" signifie "chaleur
de la terre" émise par le noyau de la terre. Des
zones de haute température peuvent être localisées
près de la surface du sol.
La géothermie est une des ressources énergétiques
les plus importantes au monde puisant ses réserves
dans la circulation des eaux souterraines. C’est une
ressource
attestée pour la production directe de chaleur et d’électricité.
Grâce à son potentiel actuel, cette forme d’énergie
ouvre clairement la voie à de nouvelles opportunités
pour une production abondante, fiable et économiquement
viable.
On distingue la géothermie profonde qui permet d’alimenter
les systèmes électriques, les réseaux
de chaleur et le secteur des pompes à chaleur.
Les technologies telles que l’énergie géothermique
doivent être davantage développées et
soutenues afin de répondre aux objectifs définis
à Kyoto en 2001 et au besoin croissant d’une
énergie plus propre avec un objectif d’évolution
de 12% par an jusqu’en 2010 en Europe.
La majorité des emplois créés dans le
géothermique sont des postes sur site car l’énergie
est produite, transformée et consommée localement.
Cette forme d’énergie requiert des experts dans
le domaine de la géologie et des travaux souterrains,
analogues au domaine de l’extraction du pétrole.
Les autres postes ont trait à l’ingénierie
civile, thermique, électrique, la gestion de projets
et de développement
commercial.
L’ENERGIE HYDRAULIQUE
C’est
la source d’électricité renouvelable la
plus ancienne et la plus répandue, puisque les centrales
hydrauliques existent depuis le début du 19ème
siècle.
Générée par la force de l’eau qui
entraîne des turbines, faisant fonctionner des générateurs
pour produire de l’électricité, cette
énergie s’organise aujourd’hui en trois
filières : la grande, la petite et la micro hydraulique.
La région Rhône-Alpes, berceau de la houille
blanche, produit à elle seule 25,1% de l’énergie
hydro-électrique française. Les emplois dans
ce domaine résident d'une
part, dans l'amélioration et la maintenance des équipements
existants et d'autre part, dans la création de nouvelles
installations, principalement dans la petite et la
micro hydraulique.
Ils s’exercent ainsi dans les secteurs de la recherche
et développement, l’ingénierie, le conseil,
la fabrication, les travaux publics, et la maintenance.
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